Un an après la chute d′IBK, la désillusion s′installe | Afrique | DW

En cette matinée du 18 août 2021, Sinaly reçoit son premier client de la journée. Depuis 2001, il s’est spécialisé dans l’importation des habits pour enfants. « Hormis les deux dernières manifestations du M5-RFP avant la chute d’IBK, nous avons pris part à toutes les autres. Les vendredis à midi, tous les kiosques ici, sur cette allée, étaient fermés.” 

Désir de changement 

La quarantaine révolue, ce père de 4 enfants explique les raisons de son engagement : « J’ai décidé de prendre la rue à l’appel du M5-RFP, parce qu’on avait compris que l’ex Président IBK et sa famille dirigeaient le Mali à leur guise. Cela ne pouvait pas continuer.”

Le 18 août 2020, le président Ibrahim Boubacar Keïta est renversé par un putsch après plusieurs mois de manifestations contre la corruption et l'impuissance de l'Etat face à l'insécurité.

Le 18 août 2020, le président Ibrahim Boubacar Keïta est renversé par un putsch après plusieurs mois de manifestations contre la corruption et l’impuissance de l’Etat face à l’insécurité.

Le natif de la région de Ségou, dans le centre du Mali, est surtout un homme engagé pour le changement dans son pays. Mais un an après la chute d’IBK, Sinaly se dit déçu : « La mise à l’écart de Bah Ndaw et Moctar Ouane, l’ex président et de son premier ministre de transition a été un crève-cœur pour moi.”

Lire aussi → Le scénario afghan est-il possible au Mali ?

Promesses non tenues 

“J’éprouve de la déception, parce-que les promesses de changement n’ont pas été tenues notamment par Choguel Maiga, le nouveau premier ministre de transition qui était auparavant le leader du M5-RFP. Un mouvement que j’ai soutenu.”

Le Premier ministre de transition malien Choguel Kokalla Maïga a assuré que les élections censées ramener les civils au pouvoir auraient lieu comme prévu en février-mars 2022.

Le Premier ministre de transition malien Choguel Kokalla Maïga a assuré que les élections censées ramener les civils au pouvoir auraient lieu comme prévu en février-mars 2022.

Sinaly estime par ailleurs avoir tourné le dos aux discours politiciens : « Ce sont des jeux politiques, des jeux de mots, estime-t-il. « Nos dirigeants ne sont pas là pour le peuple, encore moins pour le pays. Ils sont tous pareils. »

Notre interlocuteur, qui peine à écouler ses marchandises en cette période de crise économique liée à la Covid-19, s’oppose d’ores et déjà à une éventuelle prolongation de la transition.




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