Marilyn Douala Manga Bell honorée par le Goethe Institut | Afrique | DW

Le vacarme de la circulation dans la capitale économique du Cameroun, Douala, ne suffit pas à distraire la princesse Marilyn Douala Manga Bell dans son travail.

La cofondatrice du Centre d’art contemporain de Douala – Doual’art – est devenue un acteur majeur dans la conservation des objets d’art au Cameroun.

« Il y a beaucoup d’artistes qui veulent juste créer une œuvre d’art pour la décoration mais nous, nous travaillons avec des artistes qui sont capables d’inclure des discours dans une œuvre d’art. Une œuvre d’art est un moyen de créer une discussion. C’est très intéressant pour nous de travailler avec des artistes qui sont capables d’aider les gens à s’exprimer et à parler de ce qui se passe. »

Les œuvres de Marilyn Douala Manga Bell

Marilyn Douala Manga Bell est un peu des deux : princesse de sang, la petite-fille du dernier roi de Douala, pendu par l’Empire allemand, est aussi combattante dans l’âme.

Marilyn Douala Manga Bell est un peu des deux : princesse de sang, la petite-fille du dernier roi de Douala, pendu par l’Empire allemand, est aussi combattante dans l’âme.

Certaines des œuvres de Marilyn Douala Manga Bell sont visibles à Douala, la plus importante d’entre elles étant celle qu’on appelle « La Nouvelle Liberté ». Une sculpture de 12 mètres de haut qui rend hommage à la culture du recyclage dans la ville et à la façon dont ses habitants survivent avec des moyens limités.

Marilyn Douala Manga Bell est née en 1957 dans la très influente famille royale Bell à Douala. Elle est titulaire d’un diplôme de troisième cycle en économie du développement à l’Université de Nanterre en France. 

Elle a ensuite travaillé dans plusieurs ONG de développement rural pendant près de dix ans avant de se lancer dans le conseil auprès de plusieurs organisations internationales, dont le Fonds monétaire international.

De retour au Cameroun, elle a fondé Doual’art en 1991 avec Didier Schaub, son défunt mari, un historien de l’art qu’elle avait rencontré en France.

Acteur du développement

Marilyn Douala Manga Bell dirige depuis 1991 l’un des centres d’art contemporain les plus dynamiques du continent : doual’art (doualart.org), installé dans un cinéma désaffecté.

Marilyn Douala Manga Bell dirige depuis 1991 l’un des centres d’art contemporain les plus dynamiques du continent : doual’art (doualart.org), installé dans un cinéma désaffecté.

« Le développement n’est pas qu’une question d’argent, de nourriture, d’équipement d’infrastructure, etc. Il s’agit aussi de l’être humain et un être humain signifie avoir des rêves, la liberté d’expression, avoir la possibilité de se projeter dans le futur. … et vous pouvez parler plus fort avec votre imagination à travers une œuvre d’art et vous pouvez définir un nouvel espace. »

Doua’art, c’est aussi susciter un débat sur l’histoire du Cameroun et ses liens avec le monde. L’artiste le fait en hommage à son grand-père,le roi Rudolf Douala Manga Bell

Celui-ci est mort pendu en 1914 par les troupes coloniales allemandes après avoir lutté contre les expropriations et un système de ségrégation raciale dans la ville de Douala. Mais c’est aussi un hommage à son arrière-grand-père qui a signé en 1884 un traité donnant le droit aux Allemands d’administrer le Cameroun.




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