Mali : la junte mobilise la rue pour soutenir sa transition | Afrique | DW

Cette mobilisation organisée et orchestrée par la junte au pouvoir, était un test grandeur nature pour le gouvernement de Choguel Maïga, et un moyen de faire passer un message à la communauté internationale. 

Selon notre correspondant sur place, rarement une manifestation a rassemblé autant de personnes sur le place de l’Indépendance de Bamako.

A (re)lire également : Sanctions contre le Mali: quelles conséquences pour les voisins ?

Un podium géant a été dressé au milieu du monument de l’Indépendance pour accueillir les discours de l’imam Oumarou Diarra, ministre du gouvernement de Choguel Maiga, qui a adressé le sermon du vendredi aux fidèles musulmans. Celui-ci a par la suite, conduit la prière sur le boulevard. 

Plusieurs manifestants se sont drapés des couleurs nationales maliennes. Des pancartes hostiles à la France et à la Cédéao et favorables à la coopération entre le Mali et la Russie étaient également présentes, tout comme des affiches à l’effigie du colonel Assimi Goïta et des autorités de la transition malienne. 

« S’unir comme un seul homme »

Les femmes ne sont pas restées en marge de cette mobilisation pour dénoncer les sanctions. Beaucoup d’entre elles sont tout de blanc vêtu de tissus traditionnels. 
A la fin, c’est une ambiance de fête au bruit des vuvuzelas qui s’est emparée de ce lieu symbolique de Bamako.

« Cette transition nous a beaucoup fait avancer par rapport aux aspirations des Maliens, à savoir la liberté et la paix », estime une manifestante. « Nous voudrions que la communauté internationale comprenne le sentiment des Maliens qui veulent sortir de ce carcan et de ce cauchemar. » 

A (re)lire également : Suspension des vols de Air France: un nouveau coup dur pour le Mali

Pour cet autre manifestant, « le peuple malien doit s’organiser et s’unir comme un seul homme pour soutenir Assimi Goïta, qui a osé tenir tête face à l’impérialisme français. »

Pressions internationales

Une autre manifestation se déroulait devant l’ambassade de France à Bamako, quadrillée par un important dispositif sécuritaire, ainsi que dans d’autres grandes villes du Mali, comme à comme Tombouctou ou encore à Mopti.

A l’international, la France, les Etats-Unis et l’Union européenne continuent à faire pression sur la junte malienne pour qu’elle rende rapidement le pouvoir aux civils. Aussi, l’Algérie, grand voisin du Mali, a encouragé les militaires à une « attitude responsable et constructive ».

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune juge « raisonnable et justifiable une période de transition d’une durée ferme de 12 à 16 mois ».




Source link

Check Also

Le Sénégal aux urnes pour les élections locales | Afrique | DW

 La campagne électorale a été plutôt réussie pour la plupart des candidats en lice mais …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *