l’OTAN s’engage à tirer «les enseignements nécessaires» — RT en français


Vingt ans après l’arrivée en Afghanistan des forces de l’OTAN au nom de «la guerre contre le terrorisme», le retour au pouvoir des Taliban constitue un événement majeur qui pose question sur l’influence occidentale dans cette région du monde.

Face aux récents développements de la situation en Afghanistan, l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) a, dans un communiqué de presse daté du 20 août, promis de considérer le bilan de son intervention militaire dans le pays.

«Ensemble, nous mènerons une réflexion exhaustive sur notre action en Afghanistan et en tirerons les enseignements nécessaires», ont notamment écrit les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Alliance, à l’initiative de cette déclaration commune. 

«Ces 20 dernières années, nous sommes parvenus à empêcher les terroristes d’utiliser l’Afghanistan comme un sanctuaire à partir duquel fomenter des attentats», peut-on encore lire dans le texte, concomitamment à un afflux de commentaires peu reluisants sur les conséquences de l’invasion du pays par l’OTAN. Pour rappel, déclenchée en octobre 2001, l’intervention occidentale en Afghanistan continue de faire l’objet de vives critiques à l’échelle internationale, tant sur ses résultats que sur les motifs de son déclenchement, ou encore sur les pratiques des forces étrangères présentes dans le pays, mises en lumière grâce à des révélations permises par WikiLeaks

Si l’OTAN a officiellement mis fin à sa mission de combat en Afghanistan fin 2014, les forces militaires impliquées sur le terrain – l’armée américaine en premier lieu – y ont continué leurs opérations pendant plusieurs années, jusqu’à l’annonce par Washington du départ définitif de ses troupes en 2021. Simultanément au retrait des Etats-Unis, les Taliban ont repris le pouvoir le 15 août, enclenchant ainsi des opérations d’évacuation des lieux impliquant plusieurs pays occidentaux.

Nous continuerons à œuvrer, pour l’Afghanistan, en faveur de la stabilité et de la prospérité

En dépit d’une intervention militaire de deux décennies au bilan controversé, et simultanément aux tractations en cours du pouvoir taliban sur la scène internationale, l’OTAN n’entend aujourd’hui pas minimiser son influence dans la région. «Nous continuerons à œuvrer, pour l’Afghanistan, en faveur de la stabilité et de la prospérité auxquelles le peuple afghan est en droit de prétendre, et à faire face aux grandes questions se posant en Afghanistan et dans la région, dans l’immédiat et à plus long terme», précise en effet le récent communiqué de l’organisation atlantiste, évoquant des coopérations entre «des partenaires régionaux et internationaux, tels que l’Union européenne et les Nations unies».


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