Les toilettes : un souci persistant pour 3,6 milliards de personnes | Afrique | DW

La ville de Nkayi ne dispose pas de système d’évacuation des eaux usées et si certains ménages ont des toilettes acceptables, de nombreux habitants doivent encore faire leurs besoins dans la nature.

Ainsi, lorsqu’on demande à Antoine Nkaya, l’un des 70.000 habitants de la ville, comment font-ils leurs besoins, voici sa réponse : « Nous nous débrouillons avec les moyens du bord. La plupart des habitants n’ont pas de latrines modernes, nous allons n’importe où. »

La page de l’Onu sur la Journée mondiale des toilettes

Un problème qui touche aussi les lieux publics

A l’école primaire de Ngoma 1, l’un des quartiers de la ville, les quelque 2.000 élèves doivent faire leurs besoins dans la nature. Quant aux enseignants, ils doivent trouver des solutions, comme l’affirme ici Maruis Mounzenze Nkaya, le directeur de l’école : « Le corps enseignant se débrouille dans le voisinage. On demande par-ci par-là, et vous êtes autorisé. »

La mairie de Nkayi, qui reconnaît ce problème de manque de toilettes, affirme pourtant que la situation n’est pas si grave.

Alphonse Madjenguila, conseiller en urbanisme, explique ainsi pourquoi la municipalité tarde à adopter un système de toilettes et d’évacuation des eaux usées« Nous bénéficions d’un sol qui est très consistant et donc quand nous creusons des latrines, c’est difficile de vidanger. Mais nous n’avons pas d’odeurs fétides, il n’y en a pas. C’est l’une des villes où nous vivons sainement. »

Soutien de l’Union européenne

Pourtant, grâce à l’aide l’Union européenne, la municipalité de Nkayi s’apprête à construire des toilettes modernes pour une partie des habitants de la ville. 

Gaston Mampassi, le maire de Nkayi, avoue tout de même que c’est un soulagement : 

« Nous avons passé près de cinq ans à parlementer avec l’AFD (Agence française de développement), l’Union européenne et le gouvernement de la République. Et aujourd’hui, nous voyons le bout de tunnel. C’est déjà la toute première étape de la mise en œuvre de ce programme pour le bonheur des habitants de Nkayi. »

Selon une enquête de l’Unicef réalisée en 2019, plus de 470.000 Congolais des zones rurales continuent de faire leurs besoins dans la nature. Le taux d’accès à l’assainissement basique n’est que de 6% dans les villages contre 27% dans les villes.

Lire aussi → Accès aux toilettes : des milliards de personnes en manquent




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