Le sort des navires tributaire du versement des salaires et des travaux de réparation

Alors que les autorités rassurent et annoncent leur libération

Le sort des cinq navires algériens bloqués dans des ports européens est toujours incertain et reste tributaire du versement de plusieurs mois de salaires impayés aux marins, de la fourniture d’équipements et du stock de consommation à bord, ainsi que des travaux de réparation technique. Si pour certains d’entre eux, la solution est possible, pour d’autres, elle est devenue très coûteuse pour espérer les récupérer rapidement. Une enveloppe de 2 milliards de dinars a été débloquée pour payer les salaires des marins, mais un plan social se profile à l’horizon.

A près plusieurs mois de détention dans des ports européens, pour violation de la réglementation de la sécurité maritime, et des conditions de travail du personnel à bord, les marins commencent à voir le bout du tunnel.

Une importante enveloppe financière, d’un montant, nous dit-on, de 2 milliards de dinars, a été débloquée pour assurer le paiement des salaires non versés au personnel marin ainsi que les travaux de réparations techniques des navires, les principaux goulots d’étranglement des compagnies, Cnan-Nord et Cnan-Med, deux filiales du groupe public Gatma (Groupe algérien du transport maritime) détentrices des cinq navires.

Il reste que si le Tamanrasset, bloqué en France, est en voie de retour, le sort du Saoura reste tributaire du versement des salaires des marins, de la fourniture de literie et de produits de consommation ainsi que de la réparation des équipements réclamés par la puissante Fédération internationale des travailleurs du transport (FIT), en matière de respect des conditions de travail à bord des navires, et à celles des contrôleurs de la sécurité maritime.

Détenu en Italie, depuis le 2 octobre dernier, le Gouraya constitue un cas très complexe. Après voir été épinglé pour une affaire de déversement de produits polluants, qui lui a valu une forte amende, il a fait l’objet d’une visite de contrôle de la sécurité au port.

Plus d’une vingtaine de défaillances techniques, dont un grand problème de ballast, ont été constatés, ce qui a conduit à son immobilisation. Le navire était affrété, chargé et devait rallier Sousse, en Tunisie, mais n’a pu bouger depuis.

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