La crise climatique en 11 graphiques | International | DW

La conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Glasgow, qui se tient jusqu’au 12 novembre, remet la crise climatique au premier plan. La DW vous propose dans cet article plusieurs graphiques pour comprendre comme la planète et notre environnement ont déjà changé face à nos activités. 

#1 Quelle région émet le plus de CO2 ?

De plus en plus de gouvernements s’engagent à transformer leur économie pour qu’elle soit neutre en carbone, d’ici 10 à 30 ans.

Mais alors que les émissions se stabilisent en Europe et dans les Amériques, elles augmentent en Asie et en Afrique. Le graphique suivant montre l’ampleur du bouleversement économique qu’il faudrait opérer pour atteindre la neutralité carbone.

Emissions mondiales de CO2

Il ne suffit pourtant pas de regarder la quantité absolue d’émissions. En particulier dans les pays asiatiques, la population a énormément augmenté au cours des dernières décennies. Plus de personnes signifie aussi une plus grande consommation de ressources. 

Si l’on met en relation les émissions de CO2 avec la taille des populations, on obtient une image entièrement différente. Les pays occidentaux comme les États-Unis et l’Australie, mais aussi des pays d’autres régions du monde, dont la Russie, l’Arabie saoudite, Oman, le Qatar et la Mongolie, arrivent en tête du classement des plus gros émetteurs.

Emissions de CO2 par habitant

Qui est donc responsable de la contribution la plus importante à la réduction du CO2 ? Les experts affirment que toutes les nations ne doivent pas être tenues pour responsables de la même manière et que la puissance et la richesse économiques doivent être prises en compte. 

Si l’on répartit les émissions par habitant des pays en fonction des groupes de revenus (voir le graphique ci-dessous), il apparaît que plus le revenu moyen est élevé, plus les émissions par habitant sont importantes.

Les pays au sein des différents groupes sont très différents, et les écarts le sont d’autant plus en fonction des groupes de revenus. Les pays à haut revenu et à fortes émissions, comme le Qatar, émettent beaucoup plus de CO2 par habitant que des pays comme l’Allemagne ou la France, bien qu’ils appartiennent au même groupe de revenus. 

Emissions de CO2 par habitant et par revenus

Des pays comme l’Inde et la Chine ont de faibles émissions par habitant, mais leurs décisions en matière de politique climatique ont un impact important en raison de leur importante population.

#2 Quelles sont les principales sources d’émissions de gaz à effet de serre ?

La puissance économique et les émissions de CO2 sont étroitement liées, il n’est donc pas surprenant que le secteur industriel soit responsable de la plus grande part (35 %) du total des gaz à effet de serre.

Emission de gaz a effet de serre par secteur

L’agriculture, la sylviculture et le changement d’affectation des terres constituent, à hauteur de 20 % du total, la deuxième source d’émissions de gaz à effet de serre tels que le CO2, le méthane et le dioxyde d’azote. 

La déforestation a augmenté de plus en plus au cours des deux dernières décennies.

La Russie, le Brésil et les États-Unis ont récemment déboisé les plus grandes surfaces forestières.

Déforestation annuelle

Mais par rapport à la période 1990-2000, le rythme de la déforestation a un peu ralenti. 

Déperdition annuelle de la forêt mondiale

La déforestation est problématique non seulement parce que le CO2 précédemment stocké dans le sol et les arbres est libéré dans l’atmosphère, mais aussi parce que les forêts et les sols sont des « puits de carbone » qui absorbent le CO2 de l’atmosphère. Cela en fait un outil puissant dans la lutte contre le changement climatique. 

#3 Comment les émissions de CO2 ont-elles évolué au cours des derniers siècles ?

Depuis le début de l’industrialisation, les émissions de CO2 dues à la combustion de combustibles fossiles n’ont cessé d’augmenter. Au départ, cela n’était pas si problématique : pour chaque tonne de CO2 produite par l’homme, la Terre absorbait initialement davantage de dioxyde de carbone – dans les « puits de carbone » naturels tels que les forêts et les océans.

Mais désormais l’homme produit beaucoup plus de CO2 et d’autres gaz à effet de serre que les écosystèmes de la planète ne peuvent en absorber naturellement. En conséquence, la quantité de CO2 qui reste piégée dans l’atmosphère ne cesse d’augmenter (zone rouge dans le graphique suivant).

Océans et sols sont surchargés : de plus en plus de CO2 dans l'air

#4 De combien la Terre s’est-elle déjà réchauffée ?

La quantité croissante de particules de CO2 dans l’atmosphère protège la planète : la lumière du soleil et la chaleur entrent, mais ne ressortent pas. De cette façon, il fait de plus en plus chaud dans la serre de la Terre.

Par rapport à la moyenne du XXe siècle, la température mondiale a augmenté de près d’un degré, surtout au cours des cinq dernières années.

La terre se réchauffe

Un degré dans la moyenne mondiale signifie des changements radicaux au niveau local. En effet, la moyenne de « seulement » un degré est calculée à partir de tous les écarts de température dans le monde : la chaleur et le froid extrêmes dans différents endroits peuvent mathématiquement s’équilibrer.

Au cours de l’été 2021, de nombreux endroits dans le monde ont connu des vagues de chaleur exceptionnelles. Prenons l’exemple de Portland, aux États-Unis : alors que le thermomètre indiquait une moyenne de 20 degrés en août pour les années 1991 à 2020, la température moyenne journalière du 13 août 2021 était de 30 degrés – une anomalie de température extrême.

Au cours de la même semaine, des températures tout aussi inhabituelles ont également été enregistrées en Espagne, en Tunisie, en Russie, en Inde, au Cambodge, en Australie et en Argentine, pour ne citer que quelques pays.

Août 2021 : chaleur exceptionnelle à des nombreux endroits

De telles augmentations de température déplacent également la moyenne mondiale vers le haut et celles -ci entraînent des conséquences considérables : îlots de chaleur extrêmes, récoltes défaillantes et inondations et tempêtes plus fréquentes et plus graves. 

L’un des impacts les plus évidents est également l’augmentation du niveau des mers : le réchauffement des températures entraîne la fonte des glaciers et calottes glaciaires, ce qui augmente la quantité totale d’eau dans les océans.

#5 De combien le niveau de la mer a-t-il déjà augmenté ?

Selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), l’agence gouvernementale américaine de recherche sur le climat, le niveau des mers a augmenté de près de 25 cm au cours des 140 dernières années. Environ un tiers de cette augmentation s’est produite au cours des 25 dernières années seulement.

Avec le réchauffement climatique, le niveau des mers augmente également

L’élévation du niveau de la mer se produit partout dans le monde, mais la tendance s’intensifie dans l’Arctique, qui se réchauffe plus rapidement que les autres régions. 

Glace de mer arctique en septembre 2021

Ici, la propriété thermique de l’eau de se dilater lorsqu’elle se réchauffe contribue également à l’élévation du niveau de la mer.

Comme pour l’augmentation de la température mondiale, il existe des différences régionales dans l’élévation du niveau de la mer : certaines régions sont plus touchées que d’autres.

Alors que les marégraphes de l’ouest du Canada et du nord du Chili, par exemple, indiquent une stabilité, voire une baisse du niveau de la mer, les nations insulaires du sud du Pacifique et de l’océan Indien connaissent des hausses de niveau alarmantes – une menace qui pourrait les conduire à sombrer littéralement sous les vagues.




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