GICA projette des investissements à l’étranger

Le Groupe industriel des ciments d’Algérie (GICA) est en phase d’étude d’opportunités pour «s’externaliser, par l’investissement à l’étranger», a indiqué, hier, le groupe public, en marge du Salon Batimatec, qui se déroule jusqu’au 11 novembre à la Safex.

Concrètement, le groupe public, qui projette d’atteindre 2 millions de tonnes d’exportation à fin 2011 et diversifie d’ores et déjà ses clients à l’international, en s’introduisant sur d’autres marchés, notamment en Europe, «étudie la possibilité d’installer des stations de broyage de clinker» dans les pays partenaires afin d’apporter une valeur ajoutée à ses exportations.

Une option qui est étudiée dans le cadre d’une série de mesures visant à dynamiser l’activité du groupe dans un secteur qui a été malmené, au même titre que nombre d’autres segments économiques, par les répercussions de la crise sanitaire.

En termes d’exportation, GICA table sur plus de deux millions de tonnes de ciment et clinker à la fin de l’année en cours, contre 1,3 million de tonnes en 2020. «Le Groupe est parvenu à diversifier ses clients, en pénétrant le marché européen, notamment l’Italie, l’Espagne et la Grande-Bretagne», notent les responsables du GICA.

Par ailleurs, «dans le souci de répondre aux besoins des ménages pour la réalisation de petits travaux domestiques, le GICA produit actuellement, à travers sa filiale, la Société des ciments de Hamma Bouziane (Constantine), des sacs de 16,7 kg. Une quantité de ces petits sacs a été déjà placée sur le marché britannique, en collaboration avec un opérateur algérien», indique un communiqué du groupe

Il est à noter que lors de sa première année d’exportation en 2018, le GICA avait expédié 272 196 tonnes à destination de plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest (Mauritanie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Gambie…).

Pour l’année 2019, les expéditions internationales du Groupe ont atteint 519 051 tonnes, avant de passer à 1 325 875 tonnes en 2020, touchant, cette fois-ci, de nouvelles régions (Amérique latine, îles Caraïbes…).

INVESTISSEMENTS DANS LA FILIÈRE MARBRE

Dans le cadre de la diversification de sa gamme de produits, le GICA s’est en outre lancé dans «l’exploitation du marbre, suite à la reprise de l’Unité de Guelma et la carrière onyx de Mahouna en 2018, détenues auparavant par l’Entreprise nationale du marbre (Enamarbre)». Le groupe indique que «l’entrée en service de ces unités, suite à l’investissement consenti, est prévue en juin 2022, après l’achèvement des travaux de restructuration et de modernisation de l’outil de production».

L’opération de sauvetage des unités en question a permis, selon le GICA, de sauvegarder l’activité des entreprises et de pérenniser une centaines de postes d’emploi.

En plus de ce créneau, le groupe projette de se diversifier vers d’autres segments d’activité du bâtiment afin de renforcer sa place au sein du secteur du ciment, «dont il détient 50% de parts de marché».

Il mise ainsi sur d’autres niches de production afin de dépasser les difficultés qui caractérisent le secteur de la construction actuellement, au vu de la surproduction de ciment, alors que la commande publique est mise entre parenthèses depuis quelques années déjà et que les perspectives économiques ont été assombries par la pandémie sanitaire.

Le Groupe, qui détient 14 cimenteries à travers le territoire national, souligne, par ailleurs, qu’il s’attelle à prendre en charge d’autres produits et services liés à l’industrie des matériaux de construction. «Il s’agit, entre autres, de la production et la commercialisation de granulats et de béton prêt à l’emploi, du montage et de la maintenance industriels, de l’assistance technique, de la formation et de la sécurité et gardiennage.»


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