Des dirigeants mondiaux au secours des forêt | International | DW

Les forêts sont considérées comme les poumons de la planète puisqu’elles jouent un rôle essentiel dans la lutte contre les changements climatiques.

Le bois sert à fabriquer entre autres les meubles.

Le bois sert à fabriquer entre autres les meubles.

Elles absorbent une partie importante des milliards de tonnes de gaz à effets de serre émis chaque année par les activités humaines. 

Et c’est ce qui justifie la déclaration sur les forêts adoptée en marge de la conférence sur le climat à Glasgow par les dirigeants de plus de 100 pays abritant 85% des forêts mondiales.

« Nous devons arrêter la perte dévastatrice de notre forêt. Ces formidables écosystèmes fourmillants, ces cathédrales de la nature, sont les poumons de notre planète”, a annoncé le Premier ministre britannique Boris Johnson. 

Financement de la restauration

La partie gabonaise de la forêt tropicale du bassin du Congo.

La partie gabonaise de la forêt tropicale du bassin du Congo.

Les moyens annoncés à Glasgow sont conséquents : l’initiative bénéficiera d’un financement public et privé de plus de 19 milliards de dollars sur plusieurs années. L’objectif à long terme est de parvenir à limiter le réchauffement climatique à +1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle comme le préconise, le Groupe international d’experts sur le climat (Giec).

« Le GIEC nous dit qu’il n’y a pas d’avenir sans les forêts tropicales humides. J’espère que Glasgow marquera un tournant et qu’ensemble, nous garderons les forêts debout », a rappelé Ali Bongo, le président du Gabon.

Pessimisme de la société civile

Les forêts reculent actuellement au rythme alarmant de 27 terrains de football chaque minute, selon la présidence britannique de la COP26.

Les forêts reculent actuellement au « rythme alarmant » de 27 terrains de football chaque minute, selon la présidence britannique de la COP26.

Si le président gabonais Ali Bongo veut y croire, l’environnementaliste burkinabè Rodrigue Ilhou, lui aussi présent à Glasgow, dit toutefois craindre une nouvelle promesse non tenue.

 « La position critique que nous avons vis-à-vis de cette promesse, c’est parce que nous espérons qu’ils feront autrement que les années passées où il y a eu d’autres promesses comme le fonds vert climat, dont on a du mal à boucler les engagements », a déclaré l’acteur de la société civile au Burkina Faso.   

D’ailleurs ce n’est pas la première fois qu’une telle promesse a été formulée. L’engagement de Glasgow est similaire à la Déclaration de New York sur les forêts de 2014. Quand de nombreux pays et entreprises s’étaient engagés à diviser par deux la déforestation en 2020 et d’y mettre fin en 2030.




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