Cop26 : les peuples autochtones demandent aux dirigeants d’agir | International | DW

Même si une centaine de pays ont pris, mardi dernier à la COP26, l’engagement d’enrayer la déforestation, pour les peuples autochtones ce ne sont que des promesses et rien ne garantit qu’elles seront tenues. 

Ce jeudi, ils l’ont donc fait savoir en marge de la COP26 à Glasgow.

COP26 à Glasgow | Pour les ONG et les autochtones, les dirigeants des pays industrialisés doivent agir.

COP26 à Glasgow | Pour les ONG et les autochtones, les dirigeants des pays industrialisés doivent agir.

« Nous prenons soin de la terre et nous nous assurons qu’elle soit toujours fertile et verte. Vous savez, nos terres ont prospéré pendant des milliers d’années. Et maintenant, en un très court laps de temps, environ 100 ou 200 ans, les gens ont exploré en profondeur les endroits que nous pensions être encore à découvrir ou vierges. Ils y construisent des mines pour extraire le lithium et l’exploitation minière nous empêche de vivre dans ces endroits. Je suis ici parce que les vallées de la région où vit ma famille et les eaux qui y coulent vont être polluées, et nous ne pourrons plus y vivre », a déclaré Alexandro Fernandez venu du Chili.

Le mauvais élève

Le Brésil a certes pris l’engagement à Glasgow de lutter contre la déforestation mais ce pays est très critiqué pour la destruction de la forêt amazonienne.

Depuis le début du mandat du président d’extrême droite Jair Bolsonaro en 2019, l’Amazonie brésilienne a perdu 10.000 km2 de forêt par an, contre 6.500 km2 annuels lors de la précédente décennie. A ce jour, 15% de sa surface aurait été déboisé.

Jaider Esbell, artiste et activiste amazonien I Il défend l'Amazonie brésilienne qui perd 10.000 km2 de forêt par an.

Jaider Esbell, artiste et activiste amazonien I Il défend l’Amazonie brésilienne qui perd 10.000 km2 de forêt par an.

Or la destruction des forêts engendre la dégradation des terres regrette une manifestante.

“Nous formons un avec la nature, nous défendons tout ce que mère nature nous offre. La terre nous nourrit comme une mère et nous devons prendre soin d’elle. Nous devons laisser quelque chose à nos enfants et aux générations à venir. Nous vivons pleinement en communauté. Nous enseignons à nos enfants que la terre est sacrée et que c’est la terre qui nous nourrit. Nous apprenons à vivre pour que demain, nous puissions profiter des cours d’eau, de tout ce que la nature nous offre », a déploré la manifestante.

Plus de 30 institutions financières ainsi que 28 pays se sont engagés à ne plus investir dans les activités liées à la déforestation. Ces pays représentent trois quarts du commerce mondial de matières premières susceptibles de menacer les forêts, comme l’huile de palme ou encore le cacao.

 




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