une enquête de la CIDH confirme que des massacres ont été perpétrés en 2019 — RT en français


Le rapport final d’un groupe d’enquête de la CIDH a confirmé le 17 août que des massacres ont bien été perpétrés en Bolivie en marge et à l’issue de l’élection présidentielle de novembre 2019, remportée par Evo Morales.

Un groupe d’enquête de la Commission interaméricaine des droits de l’Homme (CIDH) a confirmé le 17 août que des «massacres» ont été perpétrés par l’armée et la police contre des civils lors des violences post-électorales de 2019 en Bolivie, comme ne cesse de le dénoncer la gauche du pays et du continent depuis près de deux ans.

Le Groupe interdisciplinaire d’experts indépendants (GIEI) de la CIDH a ainsi enquêté sur les violences et les violations des droits de l’Homme signalées du 1er septembre au 31 décembre 2019. Elles étaient survenues à l’issue du scrutin présidentiel que l’ex-président Evo Morales avait remporté. Ces déchaînements avaient fait 38 morts.

Le rapport confirme que des massacres ont été commis dans les villes de Sacaba (près de Cochabamba, centre) et Senkata (sud de La Paz) et qu’il est donc nécessaire d’engager un processus de réparation afin que les victimes et leurs familles obtiennent justice. Le texte pointe du doigt «un usage excessif et disproportionné de la force» de la police et de l’armée qui par ailleurs «n’ont pas réussi à prévenir de manière adéquate les actes de violence, laissant les citoyens sans protection». «Des particuliers ont promu et exécuté des actes de violence», a également noté le GIEI, signalant que des victimes figuraient «des deux côtés de l’échiquier politique».

«Il faut un processus de réparation des dommages causés et une attention immédiate pour panser les blessures», a expliqué Patricia Tappatá Valdez, membre du GIEI, en annonçant les conclusions de l’enquête. «Les violences racistes perpétrées contre les peuples autochtones et notamment contre les femmes ont été particulièrement intenses et les responsables doivent être punis», a-t-elle ajouté.

Le président bolivien Luis Arce a déclaré que ce rapport rendait «clairement compte des graves violations des droits de l’Homme, des massacres et des exécutions extrajudiciaires qui ont eu lieu» durant ce coup d’Etat contre l’ex-président Evo Morales en novembre 2019. «Aujourd’hui, ici, nous honorons la mémoire de toutes les victimes disparues. Puisque les coupables ne l’ont jamais fait, au nom de l’Etat, nous devons leur pardon et nous accompagnons la douleur de leurs familles», a déclaré Luis Arce. 

La justice bolivienne a déjà placé en détention préventive l’ex-président de droite par intérim, Jeanine Añez ainsi que plusieurs de ses ministres et anciens dirigeants de l’armée et de la police. Jeanine Añez s’était autoproclamée présidente par intérim, en novembre 2019, deux jours après la démission forcée d’Evo Morales, à la suite des troubles majeurs qui avaient secoué le pays. L’ancien président s’était ensuite réfugié au Mexique puis en Argentine pendant un an avant de rentrer triomphalement dans son pays après la victoire à la présidentielle d’octobre 2020 de son dauphin Luis Arce.


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