Un « nez » pour dépister le rejet de greffe pulmonaire


Un « nez électronique » pour détecter l’échec d’une transplantation pulmonaire. Telle est la proposition d’un travail récemment présenté lors du dernier congrès de la société européenne de pneumologie (European Respiratory Society 2021). L’objectif de cette étude est en fait de parvenir à déceler précocement chez les patients greffés ce que les spécialistes nomment la dysfonction chronique d’allogreffe pulmonaire (en anglais « Chronic Lung Allograft Dysfunction », abrégé CLAD).

Un rejet qui touche la moitié des receveurs d’une greffe pulmonaire cinq ans après

Ce phénomène de rejet qui touche environ 50 % des receveurs d’une greffe pulmonaire cinq ans après la transplantation constitue un évident facteur de mauvais pronostic associé à une survie à long terme défavorable. Ici, Nynke Wijbenga, doctorante au centre médical universitaire Erasmus (Rotterdam, Pays-Bas) a mené une étude transversale en analysant, à l’aide du nez électronique Spironose développé par la firme Breathomix, le profil de l’air expiré d’une centaine de patients transplantés, certains étant stables, d’autres présentant une CLAD connue. Spironose contient en fait des capteurs capables de détecter les composés organiques volatils (COV) présents dans l’air expiré et dont la nature varie selon le métabolisme.

Un dispositif prometteur

Résultat : une empreinte respiratoire particulière, plus riche en COV, chez les patients en cours de rejet du greffon. Selon les données présentées lors du congrès de la société européenne de pneumologie, le dispositif était capable dans 86 % des cas de faire la distinction entre les deux groupes de patients. Une sensibilité élevée qui laisse envisager des possibilités de détection de rejet plus aisée, quand aujourd’hui la détection de la CLAD se fait sur plusieurs mois, au cours de l’évolution de la fonction pulmonaire.

Ce travail préliminaire rétrospectif non encore publié et financé par la Fondation du thorax du centre médical Érasme (Erasmus MC Thorax Foundation) devra évidemment se poursuivre avant d’envisager son utilisation en clinique courante.


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