Que retenir des législatives au Sénégal ? | Afrique | DW

C’est en effet la première fois que la formation au pouvoir perd la majorité absolue dans le pays et devra s’appuyer sur d’autres forces au Parlement pour faire passer ses lois. 

Selon les résultats officiels provisoires, la coalition du président Macky Sall passe de 125 députés à 82, sur les 165 que compte l’Assemblée.

L’opposition de son côté confirme sa dynamique déjà initiée lors des élections locales de janvier et gagne 80 sièges de députés : 56 pour la coalition Yewwi Askan Wi et 24 pour celle de Wallu Sénégal, qui ont formé une alliance pour ce scrutin législatif. Trois autres députés sont issus des rangs de trois autres petites coalitions de partis.

« Yewwi Askan Wi » (Libérer le Peuple en wolof), la principale coalition de l’opposition, formée autour d’Ousmane Sonko, arrivé troisième de la présidentielle de 2019, s’est alliée pour les élections à la coalition « Wallu Sénégal » (Sauver le Sénégal, en wolof), dirigée par l’ex-président Abdoulaye Wade, élu député à l’âge de 96 ans.

Après le vote, les chiffres remontant des commissions départementales de recensement des votes ont fait état d’un scrutin très serré. Les deux camps ont tout de suite revendiqué la victoire.

Certains membres de l’opposition ont toutefois dénoncé des « bourrage d’urnes » et des « procès-verbaux préfabriqués et sans signature dans des localités du nord du Sénégal dont Matam, Podor, Ranérou et Kanel, des fiefs du président Sall.

     
Le président Macky Sall s’est pour sa part félicité du bon déroulement des élections « dans le calme, la sérénité et la transparence, sur l’étendue du territoire national ».

Aucun incident majeur n’a en effet été signalé durant le vote qui s’est déroulé dimanche (31.07) avec un taux de participation de 46,64% selon la CNRV.

Les observateurs internationaux de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et le Collectif d’organisations de la société civile pour les élections (COSCE) ont noté le caractère paisible et transparent du scrutin. 
Le Conseil constitutionnel dispose encore d’un délai de cinq jours s’il n’y a pas de recours pour publier les résultats définitifs.

Pour l’analyste politique sénégalais Pathé Mboj, les résultats publiés jeudi ne sont que le reflet d’une dynamique qui a commencé depuis quelques années déjà au Sénégal. 

Cliquez sur la photo ci-dessus pour écouter son analyse




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