Pourquoi pleure-t-on ? – Sciences et Avenir


Cet article est issu du magazine Les Indispensables de Sciences et Avenir n°210 daté juillet/ septembre 2022.

Nous mouiller les joues parce qu’on est triste : les émotions ont parfois de drôles d’effets ! Que la peur ou la surprise produise une accélération du cœur, une dilatation des pupilles ou une irrigation des muscles, cela se comprend. Le corps se prépare à l’action. Mais les larmes… Henrique Sequeira, neuroscientifique à l’unité Sciences cognitives et sciences affectives, à Lille, le reconnaît : « Individuellement, elles ne servent pas à grand-chose. Juste à hydrater les globes oculaires. »

« Au commencement était l’émotion, mais au commencement de l’émotion était l’action » : c’est le neurobiologiste Antonio Damasio qui détourne ainsi l’évangile de Jean afin de décrire les émotions. S’agit-il de réponses à l’environnement, de phénomènes purement cérébraux ? Les chercheurs en débattent. Une chose est claire : il se passe quelque chose dans le cerveau…

La peur active l’amygdale, la colère, le cortex orbitofrontal, la joie irradie tout l’avant du cerveau et l’amygdale. La tristesse, quant à elle, stimule le cortex cingulaire, une région également engagée dans différentes tâches cognitives, dont le calcul mental. Ce signal cérébral active, via le système nerveux autonome – qui régule les organes et assure la manifestation des émotions -, les glandes lacrymales.

Pleurer pour se sentir mieux ? Un mythe


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