Mimi Marchand mise en examen et placée sous contrôle judiciaire — RT en français


La patronne de l’agence photo BestImage Mimi Marchand a été mise en examen ce 17 août pour «recel de violation du secret professionnel» et «extorsion» après la diffusion par Paris Match de photos de l’interpellation de Piotr Pavlenski.

Michèle Marchand dite «Mimi», puissante figure de la presse people, a été mise en examen ce 17 août dans l’enquête sur les photos de l’interpellation l’an dernier de Piotr Pavlenski, l’artiste-performeur russe au cœur de l’affaire Griveaux, a indiqué ce 17 août une source judiciaire relayée par l’AFP, confirmant une information de Mediapart.

La patronne de l’agence Bestimage a été mise en examen le 12 août pour «recel de violation du secret professionnel» et «extorsion» dans l’information judiciaire portant sur la diffusion par l’hebdomadaire Paris Match, en février 2020, de photos de l’interpellation de Piotr Pavlenski. Elle a été placée sous contrôle judiciaire.

Son avocate, Maître Caroline Toby, a déclaré auprès de l’AFP que concernant le premier chef de mise en examen, «Mimi» Marchand n’avait «fait que son travail» de journaliste. «Elle a eu une information et elle l’a exploitée», a-t-elle déclarée.

«Mimi» Marchand, des affaires impliquées dans d’autres 

Selon Mediapart, Michèle Marchand, 74 ans, est aussi soupçonnée d’extorsion au préjudice de l’animatrice de télévision Karine Le Marchand.

Cette dernière a saisi l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, «car elle soupçonnait des fonctionnaires du commissariat du XVIe arrondissement de Paris de fournir à des paparazzis des informations sur des plaintes de célébrités», écrit le médias en ligne.

Concernant ce volet, «il n’y a pas d’infraction», a déclaré Maître Toby, assurant que Karine Le Marchand n’avait pas porté plainte contre Michèle Marchand mais avait saisi l’IGPN contre des policiers.

Piotr Pavlenski avait été interpellé avec sa compagne Alexandra de Taddeo, le 15 février 2020 dans l’ouest parisien, devant l’objectif du photographe Sébastien Valiela, qui avait été renseigné sur la date et le lieu de l’opération.

Cette arrestation était intervenue deux jours après la diffusion, revendiquée par Piotr Pavlenski, de vidéos à caractère sexuel de Benjamin Griveaux, alors candidat LREM à la mairie de Paris, précipitant son retrait de la bataille des municipales, le 14 février 2020.

Des photos et une vidéo de Piotr Pavlenski allongé à plat ventre sur le sol les mains entravées par des menottes, ont été diffusées la semaine suivante par Paris Match.

Sébastien Valiela, qui travaille pour Bestimage, a été mis en examen dans ce dossier en juin. En septembre 2020, deux policiers l’avaient également été pour «violation du secret professionnel».

«Mimi» Marchand est par ailleurs poursuivie depuis le début juin pour son implication dans l’interview rémanente, diffusée mi-novembre par BFMTV et Paris Match, de Ziad Takieddine, au cours de laquelle l’homme d’affaires et intermédiaire franco-libanais avait retiré ses accusations contre Nicolas Sarkozy dans l’affaire Sarkozy-Kadhafi. Les magistrats du pôle financier du tribunal de Paris soupçonnent que cette rétraction a pu être achetée ou du moins téléguidée de manière frauduleuse.

La «papesse de la presse people» a déjà passé un mois en détention provisoire dans le cadre de cette enquête pour n’avoir pas respecté son contrôle judiciaire. Elle a été remise en liberté le 21 juillet.


Source link

Check Also

Deux moines mis en examen pour avoir mis le feu à des antennes-relais 5G — RT en français

Deux moines d’un couvent du Beaujolais ont été mis en examen pour avoir été surpris …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *