L’OPEP+ confirme l’augmentation progressive de son offre pétrolière

RÉUNIE HIER PAR VISIOCONFÉRENCE

Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs alliés ont validé hier la stratégie décidée mi-juillet et augmenteront modestement leur production le mois prochain, a annoncé l’Organisation à l’issue d’un sommet ministériel expéditif. L’OPEP+ «confirme à nouveau (…) l’ajustement à la hausse de la production globale mensuelle de 400 000 barils par jour pour le mois d’octobre», a indiqué le groupe dans un communiqué publié hier sur son site.

Le sommet des 13 membres de l’OPEP et leurs dix alliés s’est déroulé par visioconférence dans l’après-midi à Paris et à Vienne, selon une source proche de l’Organisation citée par l’AFP. Une réunion préparatoire entre ministres, appelée JMMC, s’est tenue juste avant.  La plupart des analystes tablaient sur la reconduction de la stratégie actée le 18 juillet, à savoir l’augmentation, à compter d’août, de la production de 400 000 barils par jour. A cette cadence, les 5,4 millions de barils que l’OPEP+ laisse encore chaque jour sous terre devraient être revenus sur le marché d’ici à l’automne 2022. C’est le vice-Premier ministre russe, Alexandre Novak, chargé de l’Energie, qui avait donné le la en semant le trouble peu avant le début de la réunion, en expliquant que la Russie était en mesure d’augmenter sa production au-delà du quota fixé par l’OPEP+. «Les compagnies (pétrolières russes) rétablissent en douceur leur production en respectant leurs obligations», a affirmé M. Novak, cité par l’agence Interfax, «mais elles disent aussi qu’elles peuvent le faire plus vite et en plus grande quantité», rapporte l’AFP.

Cette brèche dans la politique consensuelle du cartel a provoqué un léger repli des cours du brut, qui étaient à l’équilibre depuis le début de journée.  L’histoire du club des 23 producteurs est émaillée de guerres intestines, à l’image de l’épisode du début de l’été lorsque les Emirats arabes unis avaient crié publiquement à «l’injustice». Abou Dhabi, qui militait pour un relèvement de la base de calcul de son quota de production de brut, a finalement eu gain de cause : sa part, tout comme celle de plusieurs autres pays (Irak, Koweït, Arabie Saoudite et Russie), a ensuite été ajustée à la hausse, une révision qui prendra effet en mai 2022.

Image d’unité

Si l’Organisation aura désormais à cœur de présenter une image d’unité, Helima Croft, de RBC, préfère rester prudente et se garde bien de prédire une réunion calme.

«Surtout après ce qui s’est passé en juillet et connaissant le penchant pour les surprises» du ministre saoudien de l’Energie, Abdelaziz Ben Salmane, demi-frère du prince héritier Mohammed Ben Salmane et chef de file de l’OPEP. A noter que les Etats-Unis se sont invités dans la discussion en critiquant vivement la stratégie des membres de l’OPEP et leurs alliés par la voix du conseiller américain à la Sécurité nationale, Jake Sullivan, le 11 août. Les membres du groupe emmené par l’Arabie Saoudite et la Russie ne font «pas assez» pour doper la production de pétrole, menaçant le redressement économique et les prix à la pompe, avait-il alors affirmé. «Joe Biden espère peut-être une baisse des prix de l’énergie, mais très peu de signes indiquent que l’OPEP+ va s’écarter de ses plans bien établis» et ouvrir davantage les vannes, explique Josh Mahony, d’IG.  


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