Les Etats-Unis à la reconquête de la Lune | International | DW

Prévue lundi dernier, mais reporté pour des problèmes techniques, c’est finalement ce samedi (03.09) que la mission Artémis 1 sera lancée depuis la Floride, aux Etats-Unis.  

Cinquante ans après le dernier vol d’Apollo, Artemis 1 marque le début du programme américain de retour sur la Lune qui devrait permettre à l’humanité d’ensuite atteindre la planète Mars. Une mission autant technologique que stratégique.   

Les années 2030 doivent être la décennie au cours de laquelle non seulement la Lune, mais aussi éventuellement Mars, seront colonisées à long terme.  

Vol sans équipage 

L’objectif principal de la mission est de tester le bouclier thermique de la capsule Orion qui reviendra dans l’atmosphère terrestre à près de 40.000 km/h, et une température moitié aussi chaude que la surface du Soleil.    

Certes, Artemis I est un vol sans équipage mais il ne s’agit que de la première étape d’une mission qui doit amener des hommes sur la Lune pour la première fois depuis la mission Apollo 17 en 1972.

La capsule propulsée ce samedi par la fusée exposée au Kennedy Space Center

La mission doit propulser la capsule Orion sans équipage jusqu’en orbite autour de la Lune

Selon Bhavya Lal, administratrice associée à la Nasa, « nous aimerions mener des missions humaines sur la surface et autour de la Lune, suivies de missions vers Mars. En utilisant une approche de construction progressive, nous aimerions montrer les technologies et les opérations permettant de vivre et de travailler sur une surface planétaire autre que la Terre. »   

Coopération internationale  

Lancé en 2017, le programme Artemis s’inscrit dans le cadre des efforts visant à relancer l’exploration spatiale. Il s’agit d’un projet commun de la Nasa et de l’Agence spatiale européenne, ainsi que des agences spatiales de plusieurs autres pays.   

Après cette première mission, Artémis 2 emportera en 2024 des astronautes jusqu’à la Lune, sans y atterrir. Un honneur réservé à l’équipage d’Artémis 3, en 2025 au plus tôt. La Nasa souhaite ensuite lancer environ une mission par an. 

Mais derrière l’effort technologique, se rendre sur la Lune a aussi une visée stratégique face aux ambitions de nations concurrentes, notamment la Chine.

Enjeux géopolitiques 

Artemis I est aussi un moyen pour les Etats-Unis de se positionner en leader, comme en témoignent les propos de Kamala Harris, la vice-présidente américaine.   

« En tant que responsable du Conseil de l’espace, je peux vous dire que je suis très fière de notre programme spatial et du leadership que les Etats-Unis offrent au monde. Le programme Artemis est le début de la prochaine ère, nous avons une histoire et une tradition de fournir une vision et d’inspirer l’innovation d’une manière qui va bénéficier à l’ensemble de l’humanité et des femmes. »  

Pendant ce temps, l’agence spatiale nationale chinoise et l’agence spatiale russe prévoient également de construire leur propre base lunaire, la station internationale d’exploration lunaire, au début des années 2030.   




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