le fils du commandant Massoud appelle à la résistance dans la revue fondée par BHL — RT en français


Le fils du commandant Massoud s’est exprimé dans les colonnes de La règle du jeu, revue fondée par BHL, et du Washington Post. Deux tribunes dans lesquelles il appelle respectivement à la résistance et à un soutien américain en armes et munitions.

«Ahmad Massoud : L’Afghanistan n’a pas perdu la guerre», a titré le 16 août La règle du jeu. Dans sa récente tribune adressée aux «amis de la liberté partout dans le monde», le fils du commandant Ahmed Shah Massoud explique avoir reçu en héritage de son père «le combat pour la liberté des Afghans» et affirme que ceux-ci se trouvent actuellement «dans la situation de l’Europe en 1940».

Le jeune Massoud, qui du haut de ses 32 ans a multiplié les apparitions médiatiques, appelle aujourd’hui ses compatriotes à le rejoindre dans le Panchir, province afghane qui échappe pour l’heure au contrôle des Taliban. Toutefois, au vu de l’écho limité auquel pourrait prétendre en Afghanistan ce texte paru dans la presse française, son auteur y demande surtout de l’aide internationale.

«Je m’adresse à vous tous, en France, en Europe, en Amérique, dans le monde arabe, ailleurs, qui nous avez tant aidés dans notre combat pour la liberté, contre les Soviétiques jadis, contre les Taliban il y a vingt ans : allez-vous, chers frères amis de la liberté, nous aider une nouvelle fois comme par le passé ? Notre confiance en vous est immense», y écrit-il.

Fait notable, cette tribune a été publiée dans une revue fondée en 1990 par l’écrivain Bernard-Henri Lévy, dont l’approche du dossier afghan a subi de vives critiques en France. En 2003 déjà, dans les colonnes du Monde diplomatique, le chercheur en science politique Gilles Dorronsoro, spécialiste de l’Afghanistan, reprochait à BHL de «jouer les compagnons de route d’un mouvement islamiste» en soutenant les moudjahidines du commandant Massoud. «BHL [est] la seule personne de ma connaissance à avoir traversé un pays en guerre sans s’en apercevoir», écrivait encore le politologue français.

Ahmad Massoud réclame des armes à Washington

«La résistance moudjahidine face aux Taliban commence maintenant. Mais nous avons besoin d’aide», peut-on par ailleurs lire dans les colonnes du Washington Post. Publiée le 18 août, cette tribune, également signée par Ahmad Massoud, est plus particulièrement destinée à l’administration américaine qui, au mois de mai 2021, a entamé la dernière ligne droite du retrait d’Afghanistan de ses troupes militaires. 

«L’Amérique peut encore être un grand arsenal pour la démocratie […] nous avons besoin de plus d’armes, plus de munitions, plus d’équipements», y explique entre autres Ahmad Massoud, assurant que les Taliban constituent aussi une menace sur la scène internationale. Dans son texte, le fils du commandant Massoud assure que durant les vingt dernières années, Américains et Afghans ont partagé «des idéaux et des combats» et insiste auprès de Washington pour que les Etats-Unis continuent à soutenir sa cause «Vous êtes notre dernier espoir», clame-t-il.

Depuis leur retour au pouvoir le 15 août après une offensive éclair – vingt ans après en avoir été chassés en 2001 par une coalition internationale menée par les Etats-Unis – les Taliban ont fait étalage de stocks d’armements et d’équipements saisis auprès des forces afghanes, la plupart fournis par les Etats-Unis.


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