Le cas Bedoui suscite des interrogations : Dix mois d’instruction et pas de procès

Ironie du calendrier, au moment où l’Algérie se réveillait sur la nouvelle du décès de Abdelaziz Bouteflika, son dernier ministre de l’Intérieur (avant sa démission le 2 avril 2019 sous la pression du hirak) se présentait, convocation en main, devant le juge d’instruction de la troisième chambre du pôle économique du tribunal de Sidi M’hamed. Il n’a finalement pas été entendu et sa comparution a été ajournée de quinze jours. Un sursis ?

Noureddine Bedoui, entendu plusieurs fois par la brigade économique et financière de la police de Constantine et placé sous ISTN depuis son départ du gouvernement, a déjà un pied en prison, pense-t-on à l’unanimité.

L’homme fort du régime et pièce maîtresse du projet du 5e mandat est interrogé sur des dossiers de corruption, de dilapidation du foncier industriel en octroyant, notamment, des terrains à des sociétés appartenant à Ali Haddad, aux frères Kouninef et à Mahieddine Tahkout, de violation de la réglementation des marchés publics et d’abus de pouvoir et de fonction, du temps où il exerçait comme wali de Constantine.

L’ancien Premier ministre aurait été entendu aussi, selon nos confrères du Soir d’Algérie, dans le cadre de l’affaire Tahar Khaoua, ex-ministre chargé des relations avec le Parlement, en prison depuis juin dernier, pour des raisons non encore rendues publiques.En tout cas, des accusations similaires ont envoyé derrière les barreaux Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, deux autres Premiers ministres de Bouteflika.

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