La lady, la variole et le premier vaccin


Cet article est issu du magazine Sciences et Avenir – Les Indispensables n°206, daté juillet/ septembre 2021.

Si l’on entrevoit aujourd’hui une issue à la pandémie de Covid-19, c’est en grande partie grâce à… une aristocrate anglaise qui fit preuve d’audace et de bravoure, il y a trois siècles exactement. Printemps 1721 : une épidémie de variole s’abat sur le Royaume-Uni. Confinée dans sa maison de Twickenham, Mary Wortley Montagu suit avec inquiétude la propagation de la maladie. Elle-même a failli être emportée par cette smallpox – petite vérole – qui fait des ravages : le taux de mortalité grimpe à 20 %. Contre l’avis des experts, elle décide alors d’inoculer à sa fille, âgée de 3 ans, une petite quantité de pus tirée des pustules d’un malade. Une technique – employée exclusivement par des femmes – qu’elle a observée quelques années auparavant dans l’Empire ottoman, où son mari était ambassadeur. « Il y a un groupe de femmes âgées qui s’occupent d’effectuer l’opération chaque automne [ ] sur des milliers de personnes [ ] et il n’y a pas encore un seul cas de décès », écrivait-elle alors à un ami depuis la Turquie.


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