la classe politique réagit à l’échange Biden-Macron — RT en français


Capitulation «sans condition», «allégeance totale à l’OTAN» après la «trahison» de ses alliés: pour ses opposants, le choix d’Emmanuel Macron de ne pas faire de vague face à Washington après l’affaire des sous-marins est une humiliation pour le pays.

A peine une semaine après s’être fait souffler par son allié américain un contrat de 56 milliards d’euros pour la livraison à l’Australie de 12 sous-marins, Paris a décidé ce 22 septembre qu’il était de temps de mettre un terme à la crise diplomatique entre les deux pays.

Au cours d’un appel téléphonique «amical» selon la Maison Blanche, Joe Biden et Emmanuel Macron ont ainsi minimisé l’incident – selon eux dû à un manque de dialogue entre les deux alliés – et convenu de lancer des «consultations approfondies» pour favoriser la «confiance» entre la France et les Etats-Unis. 

Pas question donc pour Emmanuel Macron, comme le réclamaient bon nombre de dirigeants de l’opposition, de remettre en cause l’intégration de Paris à l’OTAN, ni même d’ailleurs au commandement armé de l’Alliance atlantique. Au contraire, en demandant à son ambassadeur de revenir à Washington, le président français clos sans faire de vague un chapitre qui constitue un camouflet tant diplomatique qu’économique pour Paris.

«Dans le domaine de la préservation de notre indépendance et de notre fierté, avec Emmanuel Macron, le pire est toujours sûr»

Une politique d’apaisement qui n’a été que très peu appréciée par les opposants à droite comme à gauche du chef d’Etat, qui ne se sont pas privés de le faire savoir sur les réseaux sociaux. Dans un court message, le chef de file de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a ainsi dénoncé ainsi la capitulation «sans condition» d’Emmanuel Macron devant Joe Biden : «[Emmanuel] Macron remet sa laisse à la France humiliée.»

«Dans le domaine de la préservation de notre indépendance et de notre fierté, avec Emmanuel Macron, le pire est toujours sûr !», a renchéri la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen.

«[Emmanuel] Macron cède», a de son côté déploré le président des Patriotes Florian Philippot, qui a par ailleurs dénoncé «l’allégeance totale à l’OTAN» du pays. «Bref, [Emmanuel] Macron contre la France et son indépendance ! Sans surprise !», a-t-il conclu.

Réaction en image pour le président de l’UPR François Asselineau, qui s’est contenté d’un tweet montrant un ballon qui se dégonfle.

Evoquant une «trahison» de la part des «alliés de la France», le député Eric Ciotti, candidat à la primaire des Républicains, a dans la foulée de l’échange Biden-Macron de nouveau demandé la sortie de Paris du commandement intégré de l’OTAN «pour retrouver [son] indépendance et [sa] souveraineté». 

Parmi les rares satisfaits de la décision du chef de l’Etat, l’ancien ambassadeur de la France à Washington Gérard Araud, pour qui Emmanuel Macron «a su manifester la fermeté nécessaire et parvenir à un compromis équilibré conforme à notre dignité et à nos intérêts».

Emmanuel Macron et Joe Biden ont annoncé qu’ils se rencontreraient en Europe à la fin du mois d’octobre pour «parvenir à des points d’accord et conserver au processus [de consultations] tout son dynamisme». Outre le climat de «confiance» entre les deux pays que ces consultations sont censées favoriser, elles devraient également permettre de proposer «des mesures concrètes pour atteindre des objectifs communs».




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