Ebola à Abidjan : éviter la stigmatisation des Guinéens | Afrique | DW

« Il faut vite agir ensemble » pour freiner toute propagation du virus Ebola en Côte d’Ivoire. C’est l’objectif que se fixent Conakry et Abidjan avec le soutien de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). 

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« Agir vite ensemble », également pour éviter toutes formes de stigmatisation des Guinéens vivant à Abidjan, estime Bamba Vassindou de l’ONG de défense des droits de l’homme le Club de l’Union africaine. Pour lui, il faut surtout insister sur la diffusion d’informations sûres et fiables auprès des populations :

« Nous venons d’un même continent. Il y a des Ivoiriens qui vivent en Guinée et il y a des Guinéens qui vivent en Côte d’Ivoire. Donc pour nous, il va falloir que la population fasse preuve d’une grandeur d’esprit. Qu’elle ne s’engage pas dans des actions qui mettent les communautés en conflits. »

Le cas des Guinéens de Dakar en 2014

Eviter les conflits et surtout la stigmatisation, comme celle que les Guinéens vivant au Sénégal avaient subi en 2014, lors de la première épidémie d’Ebola qui a frappé la Guinée. A l’époque, le Sénégal avait fermé ses frontières avec la Guinée à la suite de la confirmation de la présence à Dakar de deux étudiants guinéens infectés par le virus, se souvient cette Guinéenne qui a préféré garder l’anonymat : 

Campagne de vaccination contre le virus Ebola en Guinée

Campagne de vaccination contre le virus Ebola en Guinée

« Lorsque les deux jeunes Guinéens avaient été testés positifs à l’époque, les Sénégalais avaient commencé à se méfier des Guinéens vivant au Sénégal. Pire, certains Sénégalais se moquaient des Guinéens. Ils disaient que les Guinéens avaient emmené Ebola au Sénégal. Dans les marchés tenus par les Guinéens, comme à Castor, les commerçants guinéens ressentaient une certaine réticence de la part des Sénégalais qui disaient que le virus Ebola venait de la Guinée. »

Les autorités ivoiriennes ont mis en place un dispositif de surveillance pour contenir l’épidémie. Abidjan et Conakry tentent maintenant de circonscrire les risques de propagation de la maladie. La Côte d’Ivoire a reçu de Guinée 5.000 doses de vaccins contre Ebola et la vaccination débutera dès ce lundi (16.08).

Le personnel de santé, les parents proches de la victime et ses contacts sont les premières cibles.

Quant à l’entourage de la jeune Guinéenne, il a été placé en quarantaine et bénéficie d’une surveillance médicale, selon Conakry. 

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