des riverains s’opposent à l’ouverture d’une salle de shoot dans une école vacante — RT en français


Une manifestation a été organisée devant la mairie du XXe arrondissement de Paris, le maire Eric Pliez souhaitant aménager en salle de shoot une école à l’abandon, dans le cadre du plan lancé par Anne Hidalgo pour la prise en charge des toxicomanes.

Plusieurs centaines de riverains et parents d’élèves ont organisé une manifestation le 4 septembre devant la mairie du XXe arrondissement de Paris pour protester contre le projet du maire divers gauche Eric Pliez, qui souhaite ouvrir une salle de shoot dans une école vacante de la rue Pelleport.

Pour répondre au problème posé par les consommateurs de crack dans la capitale, la maire PS de la ville Anne Hidalgo a proposé le 30 août au Premier ministre Jean Castex quatre sites possibles de prise en charge des toxicomanes, notamment «un site adapté pour des accueils jour/nuit et une activité de soins» dans le XXe arrondissement, qui serait «opérationnel avant la fin de l’année». Deux des autres sites avancés se trouvent dans le quartier des Grands Boulevards (Xe) et le quatrième serait dédié aux femmes toxicomanes dans le XIXe arrondissement.

Quelques heures avant la manifestation dans le XXe, le maire d’arrondissement Eric Pliez a confirmé au Parisien que l’installation d’une salle de shoot (officiellement appelée «salle de consommation à moindre risque») était envisagée dans les locaux d’une école à l’abandon au 172, rue Pelleport : «Je suis déterminé à mener ce projet. Je ne crois pas aux soins sous contrainte […] C’est en créant des lieux médico-sociaux qu’on peut amener les toxicomanes vers le sevrage», a-t-il expliqué.

On ne peut pas imaginer un tel projet dans un quartier familial aussi dense

Une idée et une adresse dont ont été informés les riverains, qui se sont donc rassemblés le 4 septembre pour la dénoncer : «Nous sommes mobilisés parce que le maire nous a confirmé [le 3 septembre] que le projet toucherait probablement et presque sûrement le 172, rue Pelleport qui se trouve au milieu d’un groupe de trois écoles, d’un Ehpad et de trois crèches […] Cette salle de soins ne nous semble pas forcément opportune au milieu d’un tel groupe scolaire avec une telle densité d’enfants autour», a expliqué à CNews Agnès Salom, une élue des parents d’élèves de l’école polyvalente Pelleport, au 166 de la rue du même nom.

Même discours auprès du Parisien de la part d’une mère de quatre adolescents venue manifester : «Je ne veux pas que mes enfants grandissent à proximité d’une salle de shoot et je ne veux pas non plus voir des toxicomanes squatter le hall de mon immeuble», assure-t-elle. «On ne peut pas imaginer un tel projet dans un quartier familial aussi dense. D’autant plus que rien n’est prévu pour assurer la sécurité des habitants», a ajouté le conseiller d’opposition LR du XXe arrondissement François-Marie Didier.




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