Covid-19 et troisième dose du vaccin


Jamais deux sans trois ? Face à une reprise épidémique causée par le variant Delta, Israël a fait le choix de proposer une troisième dose à toutes les personnes de plus de 50 ans. Cette décision se base sur une baisse de l’efficacité du vaccin observée environ six mois après la deuxième dose. Ainsi que sur la plus haute contagiosité de Delta, qui parvient à infecter les personnes vaccinées et à les rendre contagieuses, mettant en péril la quête de l’immunité collective que ce pays avait entreprise à travers la vaccination. Y a-t-il réellement un risque accru d’infection chez les vaccinés, notamment après six mois, comme craignent les Israéliens ?

Haute protection contre les formes graves, mais moindre contre les infections

Les vaccins parviennent à protéger la grande majorité des personnes vaccinées contre les formes symptomatiques de la maladie causée par le variant Delta (efficacité de 88 % pour le vaccin de Pfizer selon les données anglaises). Cependant, des études récentes mettent en évidence que sa protection contre l’infection est plus basse. Selon une étude de l’Imperial College de Londres publiée le 4 aout 2021 en preprint (pas encore revue par les pairs), les personnes vaccinées avec deux doses ont trois fois moins de chances d’être infectées que ceux pas vaccinés. Mais si l’on prend en compte uniquement les personnes de 18 à 64 ans, cette protection n’est que de 49 %, c’est-à-dire qu’une personne vaccinée sur deux peut être infectée quand elle est exposée à Delta (contre deux personnes non vaccinées).

Cependant, elle ne sera pas forcément aussi contagieuse qu’une personne infectée non vaccinée. Lorsqu’on compare des personnes symptomatiques et qu’on analyse le Ct (nombre de cycles nécessaires pour détecter l’ARN du virus lors du test PCR : plus il est bas, plus la charge virale initiale est élevée), la charge virale semble similaire entre les vaccinés et les non-vaccinés, avec un Ct autour de 18, selon Public Health England. Alors que le rapport de l’Impérial College montre que si l’on prend toutes les personnes positives (y compris les asymptomatiques), la charge virale moyenne est plus faible chez les vaccinés (Ct de 27,6 contre 23,1 pour les non-vaccinés). C’est-à-dire que les vaccinés asymptomatiques seraient moins contagieux que les non-vaccinés asymptomatiques, mais qu’il n’y aurait pas de différence parmi les symptomatiques.


Source link

Check Also

En Guyane, des soignants exténués travaillent « la peur au ventre »

En Guyane, alors que les patients sévèrement atteints par le Covid continuent d’affluer à l’hôpital, …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *