Boualem Amoura. Président du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) : «Il faut recruter des enseignants, sinon nous irons droit à une explosion»

-Que pensez-vous du nouveau planning de scolarisation annoncé par le ministère de l’Education ?

La feuille de route annonce le maintien du système de travail par groupe mais en réaménageant le volume horaire. Nous passons ainsi d’une séance de 45 minutes l’année passée à une séance de 60 minutes. J’estime que cela représente un volume horaire chargé pour l’enseignant, appelé à prendre en charge les deux groupes qui s’alternent en semaine. Une moyenne de 32 heures/semaine pour un enseignant ne peut être acceptée alors qu’avec le même protocole sanitaire et les mesures exceptionnelles de l’année passée, nous avons assuré les 24 heures hebdomadaires. L’enseignant sera saturé et surchargé. Nous n’avons qu’à appliquer la loi. Tout débordement du volume horaire hebdomadaire normal pour l’enseignant (soit 18h pour le secondaire, 22h pour le moyen et 28h pour le primaire) est considéré comme des heures supplémentaires. En plus, toute heure supplémentaire égale ou dépassant 10 heures par semaine engendre automatiquement la création de poste budgétaire. Nous demandons alors l’ouverture de postes et le recrutement d’enseignants ou du moins des vacations.

L’année passée, beaucoup d’enseignants ont accepté le rythme qui était pourtant moins intense que celui qui vient d’être annoncé. D’ailleurs, à l’époque, beaucoup d’arrêts de travail étaient enregistrés. Il faut recruter des enseignants, sinon nous irons droit à une explosion. Il y avait pourtant un concours de recrutement annoncé. On n’en parle plus ! Néanmoins, le point positif dans cette nouvelle scolarisation est le retour au système trimestriel. Les spécialistes du rythme scolaire ont toujours recommandé d’accorder un repos de deux semaines après six semaines de travail.

*Retrouvez l’intégralité de nos articles sur la version papier


Post Views:
5



Source link

Check Also

Le drapeau national mis en berne pendant trois jours

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a décidé hier la mise en berne du …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *