après avoir envahi un hôpital, les antipass tentent de forcer l’entrée d’un centre commercial — RT en français


Depuis trois jours, les protestataires contre le pass sanitaire sont très mobilisés à Pau. Après qu’une cinquantaine d’entre eux a envahi l’hôpital de la ville le 16 août, un groupe a voulu forcer, ce 18 août, l’entrée d’un centre commercial.

La ville de Pau (Pyrénées-Atlantiques) a connu ces trois derniers jours des opérations coup de poing contre le pass sanitaire.

Une quarantaine de personnes munies de caddies se sont rassemblés, ce matin du 18 août, devant l’entrée du Centre Leclerc Tempo de Pau pour protester contre le pass sanitaire, rapporte La République des Pyrénées qui a mis en ligne une vidéo de la scène.

Réunis à l’entrée du centre commercial face à l’agent contrôlant les pass sanitaires, les manifestants ont exigé «le papier signé» qui prouve que la grande surface impose la présentation du sésame pour y accéder. Ils ont ensuite demandé, sans succès, à rencontrer le directeur. Face au refus du service de sécurité, les esprits se sont alors échauffés, et la police a dû intervenir pour bloquer l’entrée du centre commercial après une légère bousculade.  

L’avant-veille, un hôpital envahi 

L’avant-veille, plusieurs dizaines de personnes ont pénétré dans l’enceinte de l’hôpital de Pau – dont certaines sans masque –, dans le but de protester contre l’obligation du pass sanitaire à l’entrée des hôpitaux. Après s’être réunis devant l’entrée pour y distribuer des tracts, les manifestants a décidé d’envahir les locaux.

Après quelques minutes de déambulation, les antipass ont finalement été reçus par Julien Mouret, directeur des affaires générales du centre hospitalier, pour une demi-heure de dialogue, comme le précise La Dépêche. Ce dernier les a alors conduits en salle de conférence où un échange s’est tenu. Les antipass ont alors abordé différents sujets : la liberté, le port du masque, la «ségrégation» qu’impliquerait l’existence de ce pass sanitaire, le «manque de recul» sur le vaccin Covid, l’IHU de Marseille… 

Certains sont même allés jusqu’à prévenir le directeur des «conséquences» qu’il pourrait avoir à subir à l’avenir, à la suite de procès ou de révélations sur le vaccin. «Souvenez-vous de 1989 (sic), des gens ont perdu leur tête avec des raisonnements comme les vôtres. Vous jouez votre tête…», lui aurait-on notamment lancé, toujours selon La Dépêche .

«Les arguments de mon collègue n’ont jamais été écoutés, et les personnels de l’hôpital se sont sentis insultés et ont été choqués», a déclaré Jean-François Vinet, directeur du centre hospitalier de Pau sur CNews. 




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