Agnès Buzyn mise en examen pour «mise en danger de la vie d’autrui» — RT en français


L’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn a été mise en examen pour «mise en danger de la vie d’autrui» à l’issue de son audition par des magistrats de la Cour de justice de la République, qui enquête sur la gestion de l’épidémie de Covid-19.

Agnès Buzyn, 58 ans, a été mise en examen pour «mise en danger de la vie d’autrui», d’après une information délivrée le 10 septembre à l’AFP par le parquet général de la Cour de justice de la République (CJR). Cette décision fait suite à son audition le même jour par des magistrats de la CJR, dans une enquête liée à la gestion du Covid-19 en France.

L’ancienne ministre de la Santé (de mai 2017 à février 2020), première personnalité à être mise en cause dans ce vaste dossier, a par ailleurs été placée sous le statut plus favorable de témoin assisté pour «abstention volontaire de combattre un sinistre», a précisé la même source.

Nommée en 2017 ministre de la Santé, Agnès Buzyn a vu ses ambitions politiques balayées par sa défaite aux élections municipales à Paris, et doit donc désormais assumer devant la justice sa gestion du début de la crise sanitaire.

Alors que l’épidémie de Covid-19 déferlait sur le pays début 2020, Agnès Buzyn avait quitté l’avenue de Ségur pour remplacer au pied levé Benjamin Griveaux, candidat de la majorité à la mairie de Paris éclaboussé par la diffusion de vidéos à caractère sexuel. 

Le début d’un long chemin de croix.

Le 17 mars, après le premier tour, elle confie au Monde son désarroi. «Effondrée» et dénonçant la «mascarade» des élections, elle révèle avoir alerté dès janvier le Premier ministre sur la gravité de la pandémie.

Elle déclarait qu’elle «savai[t] que la vague du tsunami était devant nous» au moment de son départ du ministère, à la mi-février. Pourtant, en janvier, elle avait affirmé publiquement : «Le risque d’importation [du virus] depuis Wuhan est pratiquement nul», ajoutant que «les risques de propagation du coronavirus dans la population sont très faibles».

Arrivée troisième au second tour des municipales, au terme d’une campagne sans éclat, elle n’est même pas élue au Conseil de Paris.

Après avoir remis pendant plusieurs semaines sa blouse de médecin à l’hôpital militaire Percy à Clamart, elle rejoint en janvier dernier l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), à Genève, où elle est chargée du suivi des questions multilatérales.


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